Les nouveaux traitements et les axes de recherche

A retenir

Les thérapies ciblées sont des médicaments qui agissent seulement sur les cellules tumorales, alors que les chimiothérapies conventionnelles sont cytotoxiques pour toutes les cellules, qu’elles soient saines ou anormales.

Les thérapies ciblées agissent de façons très différentes comme par exemple :

  • sur des enzymes
  •  sur des antigènes de surfaces des cellules malades comme les anticorps monoclonaux. Aujourd’hui certains anticorps monoclonaux servent même de vecteurs pour atteindre les cellules cancéreuses et délivrer une dose de chimiothérapie
  • sur le gène anormal, responsable du cancer du sang
  • sur la dégradation de protéines produites par les cellules tumorales

Plus récemment, de nouvelles stratégies sont apparues ciblant non plus la cellule tumorale mais le système immunitaire du patient, en restaurant sa capacité à reconnaître les cellules tumorales .

Enfin, certaines molécules modifient l’expression des gènes en agissant sur les mécanismes de leur expression.

La compréhension et le traitement des hémopathies cancéreuses vont fortement évoluer ces prochaines années grâce au progrès dans la connaissance du génome tumoral grâce au séquençage à haut débit. Très prochainement, l’analyse complète du génome tumoral exprimé devrait être possible en moins de 48h, donnant ainsi une vision globale de l’ensemble des altérations génétiques de la tumeur d’un patient en particulier, et ouvrant la voie à un traitement personnalisé. 

A retenir

Le principe de la greffe des cellules souches hématopoïétiques (CSH) est de transplanter chez le malade des cellules saines capables de reconstituer une moelle osseuse et des défenses immunitaires efficaces.

Au préalable, le patient reçoit un « conditionnement » associant une chimiothérapie intensive, parfois associée à une radiothérapie, dont l’objectif est de détruire les cellules leucémiques résiduelles et les cellules de la moelle osseuse du patient, afin de préparer l’accueil des cellules saines.

On distingue les greffes dites « allogéniques » (les cellules viennent d’un donneur) et les greffes « autologues » (les cellules saines viennent du malade)..

Il existe deux sources principales de CSH : les CSH de la moelle osseuse, prélevée dans l’os du donneur (greffe allogénique) ou du patient (greffe autologue) et les CSH périphériques, prélevées à partir du sang circulant après « mobilisation » par un médicament des cellules saines de la moelle osseuse vers le sang.

La greffe de CSH se pratique par perfusion intraveineuse car les CSH retrouvent rapidement leur chemin dans la moelle osseuse.

Les complications principales de la greffe de CSH sont liées :

  • à l'aplasie (arrêt momentané de la production des cellules sanguines) engendrée par  la chimiothérapie (et la radiothérapie si nécessaire) administrée avant la greffe. Cette aplasie touche notamment la production des globules blancs et s’accompagne d’une perte des défenses immunitaires rendant le patient très fragile et vulnérable à toutes les infections. C’est pourquoi Il est en général hospitalisé en secteur protégé (stérile) et reçoit des traitements anti-infectieux. Par ailleurs, comme la fabrication des hématies et des plaquettes est aussi touchée, des transfusions sanguines sont nécessaires pour les remplacer.
  • en cas de greffe allogénique, à la réaction des cellules immunitaires greffées qui réagissent contre les cellules saines du receveur en dépit d’un effet positif contre les cellules leucémiques. On l’appelle la maladie du greffon contre l'hôte (GVH). Elle justifie un traitement préventif systématique par des médicaments immunodépresseurs.

Ce traitement est intense et peut être émaillé de complications graves, pouvant mettre en jeu le pronostic vital. 

A retenir

Le troisième plan cancer (2014-2018) a été officialisé en décembre 2012, il met l’accent sur la prévention, la recherche, la prise en charge thérapeutique et la formation des personnels de santé. Il y a donc une vraie volonté de poursuivre les changements amorcés et de progresser dans la prise en charge des pathologies cancéreuses avec notamment un virage ambulatoire permettant d’assurer une meilleure prise en charge à domicile après une hospitalisation 

A retenir

Le médecin traitant est un maillon clé dans la prise en charge d’un patient atteint d’un cancer. Il doit être informé et, si nécessaire, formé par l’équipe hospitalière pour assurer au mieux son rôle mais également pouvoir transmettre toutes les informations utiles à cette même équipe et notamment les évènements médicaux survenus entre deux consultations hospitalières.

En effet c’est lui qui coordonne les soins ambulatoires, les traitements symptomatiques et la prise en charge des effets secondaires des traitements anticancéreux, en liaison avec l’équipe spécialisée.

 Il est donc indispensable qu’une relation de confiance s’établisse entre le médecin hospitalier, le médecin traitant et le patient pour optimiser sa prise en charge.

A retenir

La recherche clinique est la partie de la recherche biomédicale centrée sur le soin au patient.

 Les essais cliniques représentent un aspect très important de la recherche clinique.

Participer à un essai thérapeutique permet d’accéder à de nouveaux traitements et contribue aux progrès de la recherche.

Un essai thérapeutique peut également avoir pour objectif d’évaluer précisément certains aspects d’un traitement déjà connu et améliorer ainsi son utilisation. 

La participation à un essai thérapeutique est volontaire après information des modalités de la recherche et consentement du patient.

 
 
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