Damien Laurent

   

Damien Laurent est praticien en thérapie sportive au sein de la Cami. Il exerce entre autres auprès des patients hospitalisés en cours de chimiothérapie au Centre Hospitalier de Versailles, dans le service d’Hémato-Oncologie dirigé par le Professeur Philippe ROUSSELOT. Il nous présente ici sa pratique.

 

Comment un patient entre-t-il dans un programme d’activité physique adaptée ?

Le patient est orienté vers un praticien en thérapie sportive par un professionnel soignant - médecin hématologue, oncologue, infirmière… - afin de résoudre des altérations physiques sévères induites par la pathologie.

La mission du praticien est la prise en charge du patient dans un protocole de soin. Celle-ci commence par une consultation médicale afin d’établir des objectifs thérapeutiques.

Nous utilisons notre plateforme pour reconstituer un dossier avec les éléments dont nous avons plus spécifiquement besoin pour la mise en place du programme. Nous établissons un bilan médical pour connaitre leur parcours de soins et les effets secondaires du traitement. Nous recueillons notamment le ressenti qu’a le patient de ces effets comme la fatigue, la sarcopénie c’est-à-dire, la fonte de masse musculaire, la perte de mobilité, les nausées… Nous nous intéressons aussi à toutes les autres pathologies que l’oncologie afin d’avoir une vue globale du patient pour le prendre en charge de la façon la plus adaptée possible.


Quels sont les tests que vous pratiquez avant d’inclure un patient ?

Le plus élémentaire mais important est de mesurer le poids, la taille, la répartition de ses masses musculaires et grasses par impédancemétrie. Ces mesures permettent de déterminer d’éventuelles différences au niveau de la latéralisation. Ensuite, nous évaluons les compétences physiques. La résistance physique des cuisses, par exemple : on fait des squats en posant les fesses sur la chaise, et il faut faire le maximum de répétition en 30 secondes. Un exercice qui parait simple mais, en cours de traitement la fatigue est telle que cela n’est parfois plus possible. Nous testons également le haut du corps avec un petit poids d’un kilo et demi pour évaluer la résistance du haut du corps. Le test consiste à faire le maximum de flexions de l’avant-bras sur le bras en 30s maximum. Nous testons également la force de l’avant-bras en calculant les capacités de préhension. On est étonné de constater souvent que celles-ci sont très faibles ce qui rend difficile le maintien des objets avec la pince pouce-index et pose problème dans la vie de tous les jours. Et ce n’est pas nécessairement lié à l’âge.


Et en dehors des tests physiques ?

Nous évaluons l’équilibre par la position du flamand rose en équilibre sur un pied. Nous voyons ainsi si une éventuelle instabilité provient du genou ou de la cheville. Cela détermine les axes de travail pour améliorer la qualité d’appui et d’ancrage au sol et éviter les chutes. Nous regardons à ce propos s’il y a une histoire d’entorses à répétition, si l’origine est traumatique ou autre. Certaines chimiothérapies induisent aussi des neuropathies qui se traduisent par une perte de sensibilité au bout des doigts ou des orteils. Si une personne ne sent plus si les orteils sont plaqués au sol ou non, elle n’a plus conscience de ses appuis et son ancrage. Cela est source d’instabilité et de chutes et on prévoira des exercices pour réactiver les sensations avec le pied. C’est en ce sens qu’il s’agit bien d’une thérapie sportive car on cherche à rétablir toute la problématique du corps.


C’est donc un travail très personnalisé ?

Oui, le patient est le référentiel. Notre but est de résoudre le ou les problème(s) du patient. Nous travaillons avec lui pour l’aider à retrouver ses qualités physiques, à créer un bien-être chez lui et lui faire prendre conscience des possibilités qu’il a, de ses amplitudes qu’il n’utilise pas et qu’il perd. Voyez par exemple, faire une rotation latérale ou médiale de l’humérus de 360 degrés avec bascule avant ou arrière de l’épaule, bras tendu sur le côté. C’est un exercice simple mais que certains malades ne peuvent plus faire. Cependant ce geste permet de se gratter le bas du dos ou de se faire un brushing, et ce n’est pas anodin !


Et vous poursuivez ces évaluations au cours des séances ?

Effectivement, nous évaluons les pertes musculaires et articulaires au cours de l’hospitalisation. Après chaque exercice, chaque séance, nous demandons son ressenti au patient. Par exemple, s’il sent travailler un autre muscle que celui que je prévois de lui faire travailler, nous refaisons le mouvement pour lui apprendre le bon placement et la bonne réalisation de l’exercice pour que cela devienne automatique. Nous recherchons l’idéal, la mémoire du bon ressenti musculosquelettique. Et le patient reste au cœur du système, c’est lui qui va générer ou modifier le programme, parfois en cours de séance, pour que nous l’adaptons au mieux à son cas.


Et les patients vous font part d’améliorations ?

Après chaque séance, nous faisons le point pour déterminer la sensation de fatigue et d’effort au début puis à la fin de la séance. La thérapie sportive pour qu’elle soit efficace, doit être régulière et d’une certaine intensité. Nous prenons en charge les patients deux à trois fois par semaine, ce qui génère une certaine fatigue. Mais cette fatigue physique n’a rien à voir avec la fatigue due à la chimiothérapie ou au stress. Elle est réparatrice, ce qui est bénéfique sur les cycles du sommeil et sur la relaxation. Ces exercices physiques donnent au patient une certaine conscience de son corps, ils lui apprennent à en prendre soin sur la durée en le protégeant de mauvaises positions ou en réduisant les tensions musculaires. Les patients savent évaluer ces bénéfices et il y a pour la plupart une prise de conscience de prendre soin d’eux.


Et ils continuent à pratiquer une fois à la maison ?

Quand les patients reviennent, nous constatons leur évolution avec les tests d’entrée et nous apercevons tout de suite ceux qui ont persévéré. En général, ils suivent plutôt bien les exercices en autonomie à la maison. Pour accompagner en distanciel, nous mettons à disposition des patients une plateforme contenant une bibliothèque d’exercices physiques vidéos..


Quelle formation faut-il pour faire ce travail ?

Nous avons une formation Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), avec une option orienté Activités Physique Adaptée (APA). Personnellement, j’étais Sport et Performance à l’origine et mon expérience s’est construite en coaching auprès de patients en cancérologie et de personnes polyhandicapées. Ensuite, la Cami nous a spécialisé en cancérologie au travers du diplôme universitaire Sport et Cancer qu’elle organise afin de compléter notre formation (https://www.sportetcancer.com/du-sport-cancer).


 

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docteur Aurélie Cabannes-Hamy

 

 Arnaud Petit

   

Le docteur Aurélie Cabannes-Hamy est Praticien Hospitalier en Hématologie au Centre Hospitalier de Versailles, dans le service d’Hémato-Oncologie dirigé par le Professeur Philippe ROUSSELOT. Elle est à l’origine de la mise en place d’une activité physique adaptée (APA) auprès des patients de son service, mise en œuvre par la CAMI Sport et Cancer, avec la participation d’associations de patients dont Action Leucémies. Elle nous en explique le fonctionnement. 

 

Quel est le profil des patients que vous recevez dans votre unité  ?

Les patients hospitalisés en Soins Intensifs d’Hématologie sont essentiellement atteints de leucémie aigüe, pour lesquelles ils reçoivent des chimiothérapies intensives, entraînant des aplasies de plusieurs semaines. Nous prenons également en charge des patients atteints de lymphome ou myélome pour intensification thérapeutique avec autogreffe. Ils restent hospitalisés en moyenne 3-4 semaines dans le service. Actuellement, notre patient le plus jeune a 17 ans et le plus âgé plus de 80 ans.


Comment vous est venue cette idée du développement d’une activité physique auprès de ces patients ?

Depuis une dizaine d’années, la pratique d’une activité physique pendant un cancer s’est largement développée, et de nombreuses études ont montré une amélioration de la qualité de vie, une diminution de la fatigue physique et psychologique, et une limitation des effets indésirables. Depuis 2017, l’activité physique adaptée est même inscrite comme soin oncologique de support complémentaire dans une instruction de la DGOS/INCa.
J’ai découvert la CAMI Sport et Cancer dans le service d’Hématologie Adolescents et Jeunes Adultes (AJA) de l’hôpital Saint-Louis, où j’ai exercé précédemment, et où cette activité avait été mise en place en 2012. Cela marchait très bien, les patients en étaient très demandeurs et en reconnaissaient les bénéfices multiples. Depuis mon arrivée à Versailles en 2018, j’avais le projet de développer une structure dédiée à la prise en charge des patients AJA, et la mise en place d’une activité physique adaptée apparaissait comme indispensable. Le Pr Caroline Besson, qui est référent pour les lymphomes dans le service, avait déjà échangé avec la CAMI et j’ai pris le relais en 2019. Le partenariat avec la CAMI Sport et Cancer est apparu ainsi comme une évidence. Le Covid nous a évidemment retardés, mais le temps de trouver les financements et de mettre la structure en place, le pôle Sport et Cancer a été ouvert dans notre service en avril 2021. Le développement de cette activité est aujourd’hui devenu un vrai projet au niveau de l’hôpital.


A quel rythme se font ces séances ?

Damien Laurent, notre praticien en thérapie sportive, intervient trois fois par semaine les lundi, jeudi et vendredi, soit 9 heures hebdomadaires. Il a pu prendre en charge à ce jour plus de 60 patients, soit près de 500 séances de thérapie sportive. Il intervient actuellement dans les chambres en individuel, mais nous avons le projet à terme de proposer des séances de groupe pour les patients ambulatoires, en hôpital de jour ou en consultation. Ce projet est en cours de discussion avec la direction pour élargir les séances d’activité physique adaptée au-delà de l’hospitalisation.


Les soins intensifs sont compatibles avec cette activité ?

Oui, les Soins Intensifs en Hématologie n’ont rien à voir avec un service de réanimation. Il s’agit d’une unité protégée, avec des chambres seules équipées d’un système de filtration de l’air, pour protéger les patients fragiles, et limiter le risque infectieux. Les patients y sont souvent hospitalisés pour des périodes de plus de 7 jours, mais ils n’ont pas forcément de la chimiothérapie ou des soins chaque jour. Ce sont des hospitalisations longues, souvent difficiles à vivre moralement et physiquement, et le maintien d’une activité physique adaptée pendant l’hospitalisation permet d’améliorer le vécu, de limiter les effets indésirables des traitements, de garder une forme physique et un certain moral.


Quels sont vos critères d’inclusion dans cette activité ?

A priori, tous les patients pris en charge en Soins Intensifs sont éligibles à une activité physique adaptée. A condition que leur état clinique au moment de la séance le permette : qu’ils n’aient pas de fièvre, pas de douleur, qu’ils mangent et dorment correctement...Cela dépend des jours. Mais les praticiens en thérapie sportive de la CAMI Sport et Cancer sont formés aux spécificités de nos patients.
Actuellement, Damien notre praticien en thérapie sportive prend en charge en priorité les patients hospitalisés dans l’unité pour une durée d’au moins une semaine, et il effectue un test d’évaluation au début et à la fin de l’hospitalisation.
Parallèlement, nous sensibilisons tous nos patients aux bienfaits de l’activité physique pendant l’hospitalisation, en leur expliquant que celle-ci a des conséquences bénéfiques sur leur tolérance au traitement et sur leur récupération entre 2 hospitalisations. Et comme nous avons la chance que nos chambres soient presque toutes équipées de vélo et de pédaliers, on les stimule pour qu’ils pratiquent entre 2 séances avec Damien.


Vous avez constaté personnellement cet impact sur le moral ?

Oui, la majorité des patients inclus dans notre programme d’activité physique adaptée pratiquait une activité physique avant la maladie. Lorsqu’ils arrivent dans le service, l’annonce de la maladie, la longue hospitalisation en secteur protégé, le début de la chimiothérapie et de ses effets secondaires, les modifications corporelles avec la perte de cheveux, la perte de poids...tout cela joue beaucoup sur le moral et il peut être tentant de rester au fond du lit en pyjama. Le maintien d’une activité physique permet au patient de se réapproprier son corps et de se sentir mieux. Tous ceux qui pratiquent ces thérapies sportives sont dans une démarche active, ils s’habillent, sortent de leur lit, sont prêts à attendre leur coach. On ne doute pas qu’il y a un impact physique et psychique.


Qu’entendez-vous par thérapie sportive ?

La thérapie sportive permet de maintenir un état tonique et dynamique avec des exercices d’entretien musculaire, cardio-vasculaire, de renforcement, le tout adapté, bien sûr, à l’état du patient, à son anémie, ses symptômes, son âge… Les patients inclus dans le protocole d’APA sont pleinement actifs. Ils pratiquaient déjà en majorité une activité physique régulière avant l’hospitalisation, raison pour laquelle ils sont souvent motivés pour garder un entretien physique pendant cette période.
La thérapie sportive est différente de la kinésithérapie ou de la rééducation fonctionnelle, qui est davantage destinée aux patients qui présentent une déficience (musculaire ou autre). Les patients les plus fragiles, plus âgés, avec une mobilité limitée, sont plutôt orientés vers la kinésithérapie.


Vous avez une évaluation de l’impact de cette activité ?

Chaque patient reçoit un questionnaire de satisfaction envoyé par la CAMI. Et nous avons un retour très positif sur le ressenti et la satisfaction des patients. Ils se sentent mieux dans leur corps, moins fatigués, moins abîmés par la chimiothérapie. On pense également qu’il y a un retentissement sur le comportement alimentaire, en limitant notamment la perte d’appétit induite par la chimiothérapie.
Parallèlement, Damien assure un suivi de toutes les séances, et de toutes les évaluations d’entrée et de sortie effectuées. Nous n'avons pas encore assez de recul pour avoir une première évaluation chiffrée de ces tests fonctionnels, mais il est prévu d’analyser ces données.


Et combien coûte une opération comme celle-ci ?

Le coût de fonctionnement est de 35.000 euros pour une année. Ce montant couvre la rémunération du praticien en thérapie sportive, l’édition des documents remis aux patients, les outils de communication, l’analyse des données et les rapports d’activité.
Ce projet a pu voir le jour grâce au financement de nos partenaires associatifs, comme Action-Leucémies, La Ligue contre le Cancer et l’ARS Ile De France, ainsi que par les propres partenaires de la CAMI. Mais il est nécessaire de trouver les moyens financiers de pérenniser cette belle activité, car c’est un projet qui ne vit que par nos partenaires.

 

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Financement de la recherche
  

Promouvoir et soutenir la recherche, un objectif majeur pour Action Leucémies.


Chaque année, dans le cadre de sa politique de soutien à la recherche en hémato-oncologie, l’Association Action Leucémies aide financièrement des projets de recherche ambitieux, originaux, avec impact sur la connaissance des mécanismes de l’évolution vers une maladie leucémique, et/ou la conception de nouvelles modalités thérapeutiques.

Le financement par Action Leucémies d’une année de recherche s’adresse aux candidats en 3e année de thèse d’université et disposant de leur thèse d’exercice ou à un cursus post-doctoral. Les candidats devront justifier de leur parcours médical et/ou scientifique, de leurs motivations, et faire apparaître clairement leur projet de carrière.

Le financement attribué vient en complément d’un financement du lauréat pour la réalisation de son projet de recherche (une indemnité de stagiaire sera considérée comme un financement).

 Les projets de recherche présentés peuvent être issus de tout laboratoire de recherche publique et relever de tous les domaines et disciplines participant à la lutte contre la maladie leucémique, depuis la recherche fondamentale jusqu’à la recherche clinique, incluant l’épidémiologie et les sciences humaines et sociales.

Nous attendons votre candidature !

 

Documents en téléchargement :

 

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Financement de la recherche

 

Le docteur Paul Saultier, titulaire d’un doctorat en médecine et d’un doctorat en sciences, est le lauréat de la bourse 2021 Action Leucémies
Cette bourse est attribuée annuellement après évaluation des dossiers des candidats par les membres du Conseil scientifique de l’Association. Elle s’adresse à de jeunes chercheurs dont les travaux contribuent à une meilleure connaissance des mécanismes générateurs de leucémies et à la mise au point de thérapies innovantes. 

Le docteur Saultier effectue son travail de recherche pour lequel il a obtenu un financement par l’association, dans le cadre d’un 1er post doctorat.
L’objet de son travail est l’ « Identification de facteurs génétiques prédictifs des effets secondaires tardifs après guérison d’une leucémie dans l’enfance ».

Les travaux préliminaires ont été effectués à l’Inserm à l’Hôpital d’enfants de la Timone et la poursuite de ses travaux se fera dans une unité Inserm de l’université de Bordeaux.

 
 



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Le 13 Janvier 2022 les 11 associations faisant partie du groupe AVNIR ont organisé un colloque dont l’objet était :
« Quelles leçons tirer pour la vaccination des adultes à risque accru d’infection »

 Arnaud Petit
 

 

Les patients à risque sont des patients atteints d’un certain nombre de maladies chroniques, les greffés, les sujets atteints d’hémopathies malignes.

La couverture vaccinale des patients à risque d’infections graves est insuffisante et particulièrement basse en France.
Ainsi pour la grippe moins de 50% des patients sont vaccinés et seulement 39% pour les patients de moins de 65 ans.

Malgré une grande réticence des Français à se faire vacciner au début de la campagne de vaccination contre la Covid, le taux de vaccination atteint désormais 94% chez les sujets de plus de 12 ans. Quelles sont les causes d’une telle différence de résultat ? Une enquête Ipsos a été réalisée par Pfizer en collaboration avec AVNIR.

L’enquête a été réalisée chez 2000 patients.

  • 86% sont favorables à la vaccination.
  • Mais 50% ne sont pas au courant sur les vaccins qui leur sont conseillés

Pour le vaccin antigrippal :

  • 31% craignent des effets indésirables
  • 26% doutent de son efficacité
  • 23% n’ont pas vu le vaccin leur être proposé

Pour le vaccin contre le pneumocoque, ce sont 64% des patients pour qui le vaccin n’a pas été proposé

Les patients manquent clairement d’informations, les professionnels de santé et les associations y travaillent mais les pouvoirs publics doivent également s’impliquer. Le succès de la vaccination contre la Covid en est un exemple.

Les patients sont soumis à un parcours complexe pour se faire vacciner : obtenir une ordonnance chez leur médecin, aller chercher le vaccin en pharmacie puis se faire vacciner par leur médecin ou une infirmière. Il conviendrait de simplifier ce parcours car un nombre notable de patients ne vont pas au bout de la démarche.

Quels sont les éléments qui permettraient d’améliorer la couverture vaccinale de ces patients :

  • La formation des étudiants en médecine
  • La formation continue des médecins
  • La mise à jour régulière des recommandations par les Sociétés savantes
  • La promotion de la vaccination par le ministère de la santé et/ou d’autres structures officielles en charge de la santé

Des progrès sont à faire, c’est fondamental dans la prise en charge de ces patients qui sont à risque d’infection graves.

 

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Un reçu fiscal vous sera adressé à cet effet.

 

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